MEXICO AZTECAS Y TOROS

10 septembre 2019

Matador Yankee, notes de lecture, par Jacques Lanfranchi

 

  

 

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Notes de lecture

Matador Yankee,

Janvier 2019 éditions le Passage 183 pages format roman 18 euros.

 

 

Jean Baptiste Maudet enseigne la Géographie à l'Université de Pau. Ce premier livre a obtenu le Prix Orange 2019.

L'auteur a co-signé en 2014 avec Frédéric Saumade « Cowboys, Clowns et Toreros : l'Amérique réversible.

L'ouvrage de Jean Baptiste Maudet a pour héros principal Harper, le matador américain, le premier torero d'origine étasunienne, se nommait B Harper Lee (1).

Simultanéité entre une biographie romancée ou un roman biographique ! Un jalon de départ.

Véritable Road Trip au hasard des lieux, des expériences, des rencontres ; parcours chaotique, dont l'issue est la philosophie de la Vie.

La route est Buts et Moyens .

 

Épopée superposable aux films «  Thelma et Louise » (Ridley Scott 1991) ou l'incontournable « Easy Rider ». ( Denis Hopper 1968), seuls les moyens de locomotion changent.

Ce n'est pas une Ford Thunderbird , ou un Chopper, mais un autocar,une Jeep, ou un pick up hors d'âge, qui sont les vaisseaux du voyage.

La vocation du torero n'avait-elle pas commencé devant une Cadillac bleue affublée de deux cornes sur la calandre.

 

Ce ne sont pas des couples qui roulent vers leurs destinées, mais une équipe, une tribu, le chef de lidia, Juan ou John qu'il soit torero ou cowboy, voire clown de rodéo. Le vieil indien Geronimo, guerrier à ses heures, Miguel l'inspecteur de Police, chirurgien.

La gente féminine dans le scénario, s'affiche au cartel de Maria la Chamane à Adela la serveuse du Fast Food, alias la Adelita jusqu'à Roberta la tenancière de lupanardite La Panthère.

Les destinations sont des villes à la musicalité exotique : Tijuana, Mexicali, Cerocachi, Hermosillo, El Paso.

Le tout arrosé d'un raz de marée de Cervezas, Mezcal, Tequila et autres pulques (2).

Ces arguments liquides induisent une violence jubilatoire comme dans la filmographie de Quentin Tarrantino – un colt 45 nommé Pacificateur ou un doigt coupé pour une demande en mariage...

 

La quête de vérité de Mister Gringo torero se révélera aussi difficile dans l’univers clos de l'arène que dans le ruedo de l'Existence.

Le torero , l'homme le plus entouré, n'est-il pas aussi le plus solitaire ?

Est-il le fils de Robert Redford ou la synthèse de Clint Eastwood, Eli Wallach, voire James Dean ?

L'invention est magie.

Comme la tête de toro naturalisé suspendue dans le bureau de l'apoderado s'appelle Zahariche.

 

« On est amené de page en page, de passe en passe comme si l'écriture était la Tauromachie, et le lecteur , un toro. »

(Barbara Cassin, académicienne)

 

A consommer sans modération.

Un mur n’empêchera pas le porosité entre les cultures américaines et mexicaines, et leurs enrichissements mutuels.

 

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Jacques Lanfranchi « El Kallista »

mardi 10 septembre 2019

 

  1. James Harper Gillet dit Harper Bee Lee est le premier torero américain, natif de Ysletas (Texas).

    Il vécut à Guadalajara (Mexique), alternative le 20/02/1910 à Monterrey (Mexique) en mano a mano avec Tomas Alarcon « Mazzantinito » son parrain, toro Mosquito de Guaname .

  2. Pulque : boisson alcoolisée par fermentation de la sève de l'Algave maguey (origine amérindienne) .

 

Bibliographie :

  • Knight in the sun, Marshall Hail 1962

  • Yankees in the afternoon, Lynn Sherwood 2002

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Un musée taurin vera-t-il le jour en Arles, par Bernard Arsicaud

 

 

 

 

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Vers un futur musée taurin en Arles...

C'est en tous cas ce que souhaite la toute nouvelle Association des Amis du musée taurin d'Arles, fondée récemment, à l'initiative de notre ami le Dr Robert Régal et qui compte déjà une vingtaine d'adhérents qui ne demandent qu'à se multiplier...Evelyne Lanfranchi, notre chargée de communication, bien connue des milieux taurins du Pays d'Arles et de sa région se trouve être la secrétaire de cette nouvelle structure.

Rappellons que tous deux sont membres de Mexico Aztecas y Toros et que Robert Régal se trouve être l'ancien Président des Bibliophiles Taurins de France. 

 

"L'association des Amis du musée taurin d'Arles a été portée sur les fonts baptismaux... Avec une équipe déterminée

Par Julie Zaoui

 

"Qu'il n'y ait pas de musée taurin à Arles me donne des boutons"

 

Nîmes a son musée des cultures taurines. Béziers aussi. Mais à Arles, rien. L'association des Amis du musée taurin d'Arles, constituée en mai dernier, entend remédier à cela. Dix-sept personnes lors d'une même réunion, appuyées par une dizaine d'autres dans la même logique, ont convenu qu'il était grand temps d'unir les volontés. L'idée d'un musée dédié au taureau n'est pas récente, mais la conjoncture serait, pour les porteurs du projet, plus que favorable. "Qu'il n'y ait pas de musée taurin à Arles me donne des boutons. D'autres villes bougent, et ont des lieux consacrés au culte du taureau. Pourquoi pas nous ?" s'interroge Robert Régal qui a accepté de prendre la présidence de l'association, assisté d'Évelyne Lanfranchi-Monleau en tant que secrétaire. Un bureau provisoire, en attendant une nouvelle rencontre en octobre.

Arles, à la pointe du delta, terre d'élevage de deux races de taureaux (camarguais et bravos), gardienne de traditions gardiane et provençale, pépinière de raseteurs et de toreros français, avec un passé pluri-centenaire de culture taurine le mériterait bien. "Frédéric Mistral n'a-t-il pas écrit qu'Arles était capitale d'un royaume ?" s'enthousiasme le président. Médecin à la retraite ayant exercé à Montpellier, l'Arlésien sait trop bien l'attraction de cette ville. L'aficionado a los toros, collaborateur de la revue Toros, y étant en effet revenu en 1995, avec son épouse Simone, à la faveur d'une amitié avec Henri Cérésola, alors président des Amis du Vieil Arles, dans ce berceau arlésien. Et pour avoir une vue imprenable de leur séjour sur les arènes !

"Faire connaître la vie du taureau et son rapport avec l'homme"

Pour lui, "les fortes et puissantes influences anti-corrida actuelles ne doivent pas être un frein, mais au contraire une incitation à créer un espace dont le rôle pédagogique serait de faire connaître ce qu'ont toujours été, et continuent d'être, la vie du taureau et ses rapports avec l'homme en pays d'Arles."

Les AVA, dont Robert Régal est administrateur, avec Vincent Ramon à leur tête, sont déjà partie prenante d'un projet qu'il ne faut cependant pas confondre. Il y a quelques années à l'invitation de Luc Jalabert, les AVA avaient relancé et soutenu la création d'un espace d'interprétation historique à l'intérieur de l'amphithéâtre afin que le visiteur puisse en connaître les activités. "La Ville est d'accord, mais il faut attendre que la restauration de l'intérieur soit finie..." Les recettes des ventes des affiches des corridas goyesques nourrissent la cagnotte.

Avec le musée taurin d'Arles le cadre n'est pas le même. Ce serait un local situé à l'extérieur des arènes, si possible non loin, avec une superficie à déterminer, dépendante des présumées très nombreuses pièces qui pourraient prendre place. "Les AVA, motivés par leur passion portée à la cité, se proposent de jouer un rôle fédérateur, désintéressé, en espérant obtenir un consensus de toutes les parties prenantes" insiste Robert Régal. Pour lui, aucun doute, "Arles doit savoir exposer ses trésors, et les taureaux en sont un !"

De la première réunion les premiers participants ont déjà évoqué des richesses qui ne demandent qu'à être mises en avant, et tous sont certains que nombreux, dans la ville, sont ceux qui ont des idées ou possèdent des objets dont la seule existence mériterait une vitrine et une exposition. Les personnes intéressées par le projet, le nourrir, peuvent s'adresser par mail à Robert Régal".

robertregal@wanadoo.fr

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05 septembre 2019

Solo, par Jacques Lanfranchi

SOLO

 

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SOLO

 

 

 

Emprunté à l'italien, le mot désigne dans les Arts, une partie exécutée par un seul artiste : Europa par le saxophone de Gato Barbieri !

L'élégance pour les linguistes étant le pluriel : les Soli.

Un seul maestro devant plusieurs toros, en espagnol, c'est Unica Espada ou Encerrona.

Cette dernière expression confine à la réclusion volontaire, voire au piège ou guet-apens.

Certains encerronas furent extra terrestres comme celui de Jose Tomas à Nîmes en 2012. D'autres tournèrent à l'enfer comme celle du regretté Ivan Fandiño à Madrid en 2015.

Les Soli peuvent être inattendus comme celui de Nimeño II à Nîmes en 1989, après la blessure de Victor Mendes devant les Guardiola Dominguez.

Même aventure pour Pierre Schull en 1959 à Arles, suite aux blessures de Diego Puerta et de Miguel Mateo Miguelin. Il estoqua quatre Perez Angoso, idem pour Frédéric Pascal à Ceret (1).

Le plus hétérodoxe sera le 3/11/1985 à Nîmes au bénéfice des victimes du tremblement de terre à Mexico. En duo, Christian Montcouquiol fera un solo sur trois toros espagnols (deux Montalvo, un Conde de la Corte) et Christian Chomel rasetera un Laurent, un Laffont, un Fabre Mailhan.

Le fait de « s'enfermer seul » avec plusieurs toros (3,4,5,6,7), deux sobresalientes et plusieurs cuadrillas nécessite pour cet exercice périlleux, de grands qualités morales et physiques.

Pour les toreros de l'hexagone, les motivations furent fluctuantes au gré du temps.

Le premier à s'exercer, fut notre André Viard national, maestro « es contestation » à l'époque. Il offrit une réponse au peu d'intérêt que l'on portait à la Toreria Française.

José Manrubia s'essaya à la prophétie dans son pays d'Arles avec six toros d'élevages français pour un torero français !

Certains solos marquent le changement de situation de beccerista à novillero, puis matador de toros, voire 10 ans ou 20 ans d'alternative.

D'autres sont souvent événementiels avec un indulto à la clef ou très valeureux en fonction de l'élevage choisi : Palha, Victorino et Adolfo Martin...

Le geste taurin peut se joindre au caritatif et devenir bénévole pour une cause liée à une catastrophe (Haïti) ou médicale ( Handilandes, Marcher pour Sarah, trisomie 21).

Dans le tableau synoptique des soli des toreros français, la dynastie Lagravère : Michel et ses fils Michelito (photo ci-dessous) et André « El Gallo », truste six courses.

 

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Les deux maestros français : Sébastien Castella neuf fois et Juan Bautista huit (course de despedida de novillero incluse) font figure de stakhanovistes soit dix sept !!

Maxime Solera s'enfermera le 8 septembre 2019 à Andorra de Teruel devant six élevages : Marques de Albasserrada, Dolorés Aguirre, Flor de Jara, Aurelio Hernando, Los Maños et Colomer Hermanos.

C'est la 33 ième encerrona d'un torero français et la première pour un novillero de l'hexagone en Espagne.

 

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Suerte Maxime

 

 

Jacques Lanfranchi « El Kallista »

mercredi 22 août 2019

 

le tableau est ouvert à tous, pour le compléter ou le corriger.

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Merci par avance de votre participation

 

(1) le 12 août 1973 à Céret devant des Cortijoliva après les blessures de « El Santi » et Eladio Peralvo, Frédéric Pascal estoquera 4 toros : 3 oreilles.

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03 septembre 2019

Quiz numéro 1 du 03 septembre 2019

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TAUROMACHIE MEXICAINE

Adresser vos réponses à l'adresse: barsicaud@gmail.com avant le 15/09/2019

Résultats publiés sur le site et annoncés par facebook

 

1 - Un matador mexicain se distingua en 1932 en Espagne en battant un record toujours inégalé…Quel est ce record et le nom du torero ?

 

2 - Qui coupa le premier appendice dans la monumental de Mexico ?

 

3 -  Qui était Zacatecas II ?

 

4 – La ville mexicaine de Alvarez possède une caractéristique taurine unique en son genre quelle est-elle ?

 

5 -  Au moment de la mise à mort, Angel Adame découvre quelque chose sur les cornes de son toro, de quoi s’agit il ?

 

6 – Emplacement, nom et date d’établissement de la ganaderia la plus ancienne du monde ?

 

7 - Grâce à lui, l'AFP avait été en 2010 l'une des premières a informer du grave accident subi par le matador espagnol José Tomas dans l'arène d'Aguascalientes au Mexique. 

 

8 – Cobijano de Piedras Negras met fin, dans la monumental, à la vie d’un torero, son nom ?

 

9 – John Wayne, acteur réalisateur de cinéma a dirigé un torero mexicain, son nom ?

 

10 – Nimeño II lui donne l’alternative avec son témoin Tomas Campuzano le 24 mai 1987, qui est-il ?

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24 août 2019

Ne touchez pas à nos cultures et surtout pas à la corrida, par Bernard Arsicaud

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Le serpent de mer relatif à la corrida est de sortie… récemment des agitations ont secoué certains abolitionistes étant entendu que des politiques avaient été vus dans les arènes.

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Certes, le politique se distingue de la masse par une voracité importante au niveau de son cursus, souvent aussi par sa propension à retourner sa veste, quelques fois par son côté distrait, soit en oubliant de rédiger ses déclarations d’impôts, soit en bénéficiant de logements à loyers modiques, soit carrément étourdi en oubliant de déclarer des comptes dans des paradis fiscaux, mais tout ceci est bien la preuve qu’il est humain…donc, si je ne m’abuse, en tant qu’humain, il peut avoir des goûts, des envies, des désirs. Lorsque ces désirs sont illégaux, il est normal qu’il obtienne à minima un rappel à la loi, voire plus, bien entendu, si nécessaire. Mais pour ce qui est légal, car, petit rappel, au grand dam de certains, la corrida est légale dans notre pays, pourquoi et comment interdire à un politique une pratique, un spectacle, une représentation légale. Sur quoi peut on se baser pour le faire ?

Cette intolérance dogmatique relève de la secte du fanatisme, de l’extrémisme pur et dur.

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Bien entendu cette attaque visant des représentants de l’état jette également l’opprobre sur ces milliers de personnes qui assistent ou soutiennent les corridas.

Ces exaltés austères font preuve d’une méconnaissance totale de psychologie, de l’ethnologie, de la sociologie et de la biologie animale.

Ce manque de connaissance implique qu’ils recherchent des arguments afin de condamner, selon leurs doctrines sectaires, les adorateurs du mal absolu.

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« Ces dégénérés ( Mario Vargas LLosa est aficionado ) vont aux arènes assouvir leur soif de sang ( Montherlant « Officier de la Légion d’honneur, Croix de guerre 1914-1918 », aficionado, peut-il être considéré comme un sanguinaire ), se réjouir d’assister à la souffrance animale : des centaines de vétérinaires sont aficionados…et comme tout aficionado qui se respecte, lorsque le combat n’est pas mené dans les règles ( absence de talent, tricherie etc), donc, entre autre quand le toro souffre trop longtemps, il manifeste fortement sa réprobation car cela ne lui plait pas du tout. En matière de souffrance les sports violents comme le MMA, la boxe, et tant d’autres ( Brutal Arm Wrestling, Dembe, Big Japan Pro, Vale Studo, Calcio Storico …) touchent eux à la souffrance humaine, faut-il les interdire ?

La grande majorité des ennemis de la corrida n’a jamais mis les pieds dans un ruedo. Ce qui fait que quasiment tous les arguments qu’ils emploient pour entâcher la course de taureaux relèvent de leur imagination féconde. Leur manque de connaissance, encore une fois, fait qu’ils n’emploient pas les bons arguments pour dénoncer la tricherie. Car, la tricherie existe, mais pas plus que chez les politiques, les ecclésiastiques, les notaires ou gardiens de la paix et peintres en bâtiment…

Si la tauromachie était abolie, des pans entiers de la société mettraient la clé sous la porte, ou du coup, souffriraient sérieusement au niveau chiffre d’affaire : toreros, éleveurs, impresarios, aides de toutes sortes, hôteliers, restaurateurs, cafetiers, transporteurs etc… les immenses territoires où vivent les toros redevenus jachère, pire, bétonnés par les promoteurs immobiliers. Les toros de combat rejoindraient les espèces en voie de disparition pour un certain nombre d’années et seraient finalement rayés du règne animal. La comparaison entre les vies et fin de vies de leurs cousins d’élevage mérite également d’être relevée. Quatre ans en moyenne de vie en pleine liberté et venir combattre pour peut-être ne pas mourir, en comparaison avec deux ans de moyenne, souvent attachés, confinés dans des espaces plutôt restreints pour finir, quelques fois,  comme le découvre l’association animaliste justement L214.

La tauromachie est l’école de la vie, nombre de toreros viennent des milieux les plus défavorisés et cette opportunité de progression sociale fait d’eux des personnes connues et respectées.

Une majorité d’aficionados fait partie des humains éduqués, cultivés, d’une tranche d’âge plutôt avancée, socialement élevés donc en mesure d’analyser et de réfléchir au bien-fondé des assertions des uns et des autres.

La mort étant l’arbitre du combat, la sincérité, l’authenticité, l’engagement, le courage sont des vertus prépondérantes et ne peuvent être feints, entre les protagonistes et le public, aucun support vidéo, cinématographique ou autre, chacun apprécie en direct et sans artifice ni filtre. Ces vertus semblent déranger les lobbies animalistes.

Les aficionados, éduqués, connaissent et apprécient à leur juste valeur tous les facteurs développés ici. L’une de leurs caractéristiques principales est de ne pas aimer les diktats. Ils ont une culture, des traditions et surtout, ils y sont fondamentalement attachés. Ici l’esprit du sud souffle et émane d’un patrimoine ancestral. Qu’on se le dise !

 

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23 août 2019

Tibo MAJUSCULE, par Evelyne Lanfranchi

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TIBO MAJUSCULE

 

Aux portes de l'alternative cher Tibo, je vous brinde ce petit texte de 2015 écrit quand je vous vis pour la première fois...

Mucha suerte et croyez en ce que vous êtes, c'est en VOUS !

 

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TIBO MAJUSCULE

 

  Première fois où je vous vis

sans doute chez la famille Viotti

convalescent d'un accident de la vie

votre douceur et votre sitio m'ont conquis

J'ai demandé votre nom à l'ami Serge

 Tibo Garcia ! dans un sourire large

   Et une belle tirade admirative

   dont j'ai retenu chaque rive

  Finesse, majesté, délicatesse

     et tout encore à fixer

           à travailler

      Un beau chantier 

  de rêves à concrétiser

      Tibo Majuscule

vous le fûtes toute l'année 

    sur le sol ibérique

comme chez nous en toute humilité

Des prix, des oreilles , des photos

des épées manquées, des épées gagnées

Mais Tibo vous êtes Majuscule

 

un soir du début de l'hiver, je vous attends

 et nous commencerons par Samadet...

Suerte

 

 

Evelyne Lanfranchi Monleau

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14 août 2019

UN APRES MIDI AUX SAINTES MARIES DE LA MER : PARADOXE, Par Jacques Lanfranchi

 

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 PARADOXE

 

Terme qui désigne une idée surprenante voire choquante.

Dés sa présentation à Arles par le Maestro Sébastien Castella et la direction des arènes des Saintes Maries de la Mer, le concept de Corrida Provençale fut appréhendé paradoxal.

Alternative aux corridas picassiennes ( en hommage à Picasso) de Malaga, ou Goyesque d'Arles, Bayonne, Dax, Ronda...

Un hommage particulier sera rendu à la culture provençale et camarguaise.

De prime abord, le port du costume de gardian par les toreros souleva la ire de quelques « reboussié » (1) arlésiens et nîmois. Dans cette expression se mêlaient colère, crime de lèse majesté, manque de respect etc..

Le 1 er mai 1968 (révolutionnaire de fait), la 6iéme Reine d'Arles Mme Françoise Calais (épouse de Robert Margé) fut élue le matin et torea à cheval dans l’amphithéâtre rhodanien l'après midi, en tenue gardiane (2). Elle était présente ce samedi 10 août dans les arènes saintoises.

Le traje corto utilisé lors des festivals taurins, est 'il une injure aux mayorals qui le portent aussi ?

De même la tenue des Forcados est celle des campinhos portugais, est-elle un outrage pour ces derniers ?

Je ne pratique plus la relation des courses (reseñas),je laisse cet exercice aux journalistes entendus (revisteros).

 

Quelques notes d'ambiance :

 

Qu'importe les quelques minutes de retard au paseo, qu'on attribua bien sûr au Maestro Castella dans certains sites !

Il est vrai que le toro d'Aimé Gallon n'a reçu qu'une pique ( la monopique n'est pas l'apanage de la seule plaza saintoise ! ).

Quel beau symbole craven que les deux oreilles symboliques de « Destocado » remplacées par des éventails d'arlésienne, lors de la vuelta avec les Gallon Brothers.

Trois toreros de l'Hexagone - six élevages français- un quasi plein des arènes - Belle vitrine que n’aurait jamais imaginé les fondateurs du syndicat des ganaderos français en 1962.

 

 

 

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Un callejon où se décline la toreria française d'hier (Alain Montcouquiol), d’aujourd’hui et de demain ,Tibo Garcia (futur torero d'alternative).

Dynasties Leal et Romero (première et deuxième générations),

La première (génération) avait connu dans ce même ruedo une célèbre espontaneada (3), la seconde fit une belle prestation dans la brega.

Sébastien Castella serein et « a gusto », Thomas Joubert, Fulgurences et scories, Juan Leal, le guerrier patent !

La prestation et la présentation du bétail français furent d'excellentes qualités .

Quelques aficionados toristas ont parlé d'arènes de plage. Géographiquement, on pourrait faire au pied du Mont Blanc des spectacles et les qualifier d'arènes de montagne, voire de Maestros d'opérettes !

Le lendemain Sébastien Castella affrontait en mano a mano à Huesca une course d'Adolfo Martin. Il sortit sur les épaules avec Emilio de Justo !

On aurait pu conclure « le chien aboie, la caravane passe ».

Restons dans la note provençale, laissons les « roumegaires rouméger »(4)

 

Apostille : magnifique scénographie avant le paseo à la charge de l'artiste « Goro » originaire de Lunel.

 

Belle après midi militante pour la cause taurine

 

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Jacques Lanfranchi « El Kallista »

Mardi 13 aout 2019

  1. reboussiè : littéralement à rebours , toujours contre

  2. le Marquis de Baroncelli Javon, que l'on nomme «  l'inventeur de la Camargue » codifia le costume de gardian, descendant d'une famille florentine (Florence Italie)

  3. Pour la réunion annuelle des clubs taurins Paul Ricard aux Saintes Maries de la mer le 3 juin 1984, le cartel proposé aux trois espoirs novilleril de l’école taurine de Madrid : Joselito, El Fundi et El Bote, toros de Cobaleda, inspira la colère fondée de la toreria française.

     

  4. rouméguer est un terme utilisé essentiellement en Occitanie etsignifiant "ronchonner".

Photos

1 concept affiche Claude Viallat

2 photo Patrick Colleoni

3 Aquarelle de Yves Brayer (1907-1990)

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13 août 2019

BRAHMANES en CAMARGUE : Saga inattendue, par Jacques Lanfranchi

BRAHMANES en CAMARGUE : Saga inattendue

 

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Le Brahma est une race bovine issue des vaches sacrées d'Inde (type zébu), originaire de la région de Brahmapoutre.

Après avoir quitté le continent indien, elle a conquis les États Unis, le Mexique, le Brésil et l'Australie.

Sa rusticité et sa résistance ont permis par un croisement avec les bêtes européennes l'obtention d'hybrides faciles à manier avec un rendement important pour la viande et une résistance accrue aux insectes et parasites.

En 1963, l'arlésien Marc Du Lac, exploitant agricole (1), tente l'expérience avec pour pacage une centaine d'hectares plus riches en salicornes qu'en foin, près de Gageron.

Un reproducteur est trouvé en Floride, le pedigree est parfait, mais le transport et les frais sanitaires représentent un écueil financier.

Le voyage transcontinental sera moins glamour, il se fera sous forme de paillettes (semence congelée à moins 193 degrés centigrades). Les gènes de la région des Everglades rencontrent 17 vaches charolaises, dont quatre produits présentent les caractéristiques du Brahma, les neuf autres sont dits Charbray (caractéristiques dominantes du Charolais).

 

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Les veaux présentent la couleur blanche caractéristique des chevaux de Camargue (2) les oreilles longues et pendantes, les cornes courtes et un garrot surmonté de la bosse caractéristique des zébus.

Si le rendement en viande est important (600 kg) à 2 ans !

Il est contrecarré par la puissance et l'irascibilité des bestiaux.

Un des reproducteurs sera la vedette d'un rodéo à Berlin !

 

En 1882, William Frédéric Cody « Buffalo Bill » va ériger le rodéo (taureaux et chevaux) en spectacle public.

Lors de sa tournée européenne ( deuxième et dernière), « the Wild West Show » se produira dans 113 villes françaises dont Arles, Nîmes, Avignon.

De la création en 1936 du Cow Boy Turtle Association jusqu'aux Pro Bull Rider (1992) la pratique du Bull Riding (monte d'un taureau) perdure.

Les champions sont des USA, mais aussi Australiens, Brésiliens, Mexicains .

L'acteur James Dean s'essaya, parait-il, à cet exercice (3).

Joe Hamman «  Le Parisien » créateur du Western Français et éminent cavalier (il fit plusieurs séjours aux États Unis) tournera en Camargue plus de cent films avec des scènes de Rodéo.

Plus près de nous, dans les années cinquante Eduardo Poggio « l’Uruguayen » montera des taureaux Camargue en spectacle public. Il est le seul torero d'alternative de l'Uruguay.

En 1969, dans le bouvaou de Cacharel chez Denys Colomb de Daunant (il fut un éleveur éphémère de brahmas), André Laurent Bernard organise et codifie les jeux taurino équestres présentés au public.

En 1971, il achète deux taureaux Brahma (USA bon teint) : Tuyère et Venturi au Parc La Vallée des Peaux Rouges (4), un troisième, Banane, les rejoindra plus tard.

La fraction « canal historique gardianne » des Saintes Maries de la Mer , Daniel Clavel, Henri Caussan, Pierre Vadon, François et Henry Brouzet dit « le Shériff », Jeannot Cendars «  L'Indien », Alain Stucchi, Charlie Bessier dit « Charly » ( Ce dernier fera une carrière professionnelle de Rider aux USA pendant 12 ans, et en Europe), adhère au projet : c'est la naissance du DAR RODEO.

 

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Ces bestiaux de plus de 500 kg étaient des examinateurs de courage pour quelques amateurs, dont je fis parti .

Pour les professionnels, un championnat fut créé avec des étapes notamment à Urugne, Hendaye, Hossegor.

Les compétiteurs eurent les honneurs du journal sportif « L’Équipe ». L'aventure dura trois saisons.

De nos jours près de L'Aigle dans l'Orne, Sandrine et Stephan Baldon dans leur ranch « le 4S » élèvent des toros pour le Bull Riding, si la base est le Brahma, la vedette s'appelle « Corsica » (je vous laisse deviner l'origine...). Il a été trois fois champion d'Europe, et il a désarçonné 64 compétiteurs dans sa carrière.

 

Inattendue saga des toros brahmanes, des plaines alluvionnaires du Gange, au delta du Rhône via la région Normande.

Du Mexique au Brésil, des USA à l'Australie.

 

 

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Jacques Lanfranchi « El Kallista »

samedi 27 juillet 2019

 

Remerciements à Paul Arsac pour les renseignements sur le chapitre élevage. Idem à Charlie « Charly » Bessier, Alain Stucchi et Robert Kéchichian pour le chapitre DAR.

 

Notes :

  1. diplôme de l'institut national agronomique de Paris, membre fondateur et président du Parc National de Camargue (1972-1979)

  2. le cheval camargue Marc du Lac Actes Sud 1999

  3. in «  Une dernière nuit avec Jimmy » JP Alaux Calman Levy 2010

  4. créé en 1966 par Robert Mottura et Philippe Car Tanner, c’était un parc à thème « Western » à Fleurine (Oise)

Bibliographie

  • le Monde 27/07/1970

  • Almanach Camargue et Nature Jean Bazal 1971

  • l'Equipe mai 1972

Photos 1,2,3,4 DR

 

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